Import-export au Sénégal : cinq points à régler avant d'expédier
· Pôle Opérations & Commerce
Un dossier incomplet immobilise une marchandise plus sûrement qu'une grève portuaire. Voici ce qu'il faut avoir réglé avant que le conteneur ne quitte le fournisseur.

1. Choisir l'incoterm avant de négocier le prix
Un prix « FOB » et un prix « DAP » ne se comparent pas : le premier s'arrête au port de départ, le second vous livre à destination. Beaucoup de mauvaises surprises viennent d'une comparaison entre deux offres qui ne couvrent pas le même périmètre. Fixez l'incoterm d'abord, demandez les prix ensuite.
2. Vérifier la conformité documentaire
Facture commerciale, liste de colisage, certificat d'origine, et selon les produits certificat sanitaire ou phytosanitaire. Une seule pièce manquante suffit à bloquer un dédouanement, et les frais de stationnement courent pendant ce temps.
3. Anticiper la fiscalité à l'import
Droits de douane, TVA, redevances : ces montants doivent figurer dans votre calcul de rentabilité dès le départ, pas être découverts à l'arrivée. Une simulation en amont évite de vendre à perte.
4. Assurer la marchandise pour sa valeur réelle
L'assurance du transporteur est plafonnée et calculée au poids, non à la valeur. Pour des équipements sensibles, elle ne couvre presque rien. Une assurance ad valorem coûte peu au regard du risque.
5. Prévoir le dernier kilomètre
Une marchandise dédouanée à Dakar n'est pas une marchandise livrée à Tambacounda. Le transport intérieur, le déchargement et le stockage doivent être organisés avant l'arrivée du navire, sinon les frais s'accumulent au port.
En résumé : l'essentiel du surcoût d'une opération d'import-export se décide avant l'expédition, pas pendant. C'est là qu'un accompagnement se rentabilise.